De la dichotomie Propriétaire - Open Source

A l'heure de la course au brevet, à la propriété, au profit, à l'individualisme, se développe parrallèment communautés, partages de connaissances et de labeurs."Open Source Initiative exists to make this case to the commercial world."(http://www.opensource.org/)

11.27.2005

Le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI)



     Ce sommet tenu en deux phases, la première à Genève du 10 au 12 décembre 2003, la seconde à Tunis du 16 au 18 novembre de cette année, a pour initiative de tendre à réduire la nouvelle fracture entre pays riches et pays pauvres, que constitue le numérique, notamment conernant les TIC (Technologies de l'Information et de Communication):

"B. Une société de l'information pour tous: principes fondamentaux

19. Nous sommes résolus dans notre entreprise, à faire en sorte que chacun puisse bénéficier des possibilités que peuvent offrir les TIC. Nous nous accordons à penser que, pour s'acquitter de cette tâche, toutes les parties prenantes devraient travailler ensemble pour améliorer l'accès à l'infrastructure et aux TIC, ainsi qu'à l'information et au savoir, pour renforcer les capacités, accroître la confiance et la sécurité dans l'utilisation des TIC, créer un environnement propice à tous les niveaux, développer et élargir les applications des TIC, favoriser et respecter la diversité culturelle, reconnaître le rôle des médias, prendre en compte les dimensions éthiques de la société de l'information et encourager la coopération internationale et régionale. Nous reconnaissons que tels sont les principes fondamentaux de l'édification d'une société de l'information inclusive." (SMSI, Déclaration de principes: Plan d'action, B., 19; 2005)

     Cette déclaration dans la droite lignée d'un esprit communautaire, peut nous faire penser que nous sommes en droit d'espérer que la voie du "libre", certainement la mieux à même de permettre le developpement des TIC, sera la voie choisie pour ce projet.

E-learning et le partage du savoir



     Cet autre blog d'une de mes camarades propose quelques articles sur l'emmergence d'un nouveau mode d'enseignement à distance. En effet la "démocratisation" d'Internet, du moins dans les pays riches, a introduit des possibilités du partage des connaissances et une manière de dispenser un cours à distance encore inédite. L'E-learning par le biais de plateformes permet de faire de la pédagogie sans limite d'espace.
     Malgré ce, bon nombre de ces plateformes sont payantes et rares sont celles qui soient gratuites ou Open Source (Claroline; Dokeos) et surtout ergonomiques.

11.26.2005

A la veille du partage?



     Ce post ne traitera directement de l'actualité de l'Open Source mais va porter une attention particulière sur le blog d'un de mes camarades, "La Veille?" par Nicolas Perpétuité. Ce dernier traite des divers recours existants pour cibler, traiter et diffuser des informations.
     Ce type de pratique a pour nom "la veille informative". Il y développe donc les différents outils dont nous pouvons disposer tels que les moteurs de recherche ou encore et surtout, la «syndication de contenu». L'un des formats les plus courants utilisé pour syndiquer de l' information, est le format ou flux RSS. N. Perpétuité, dans un de ses posts nous rapporte que Microsoft se lance à son tour dans le développement d'un flux standard, nommé SSE: "un flux bidirectionnel où RSS est unidirectionnel (moi qui vient à peine de comprendre la syndication ! lol) Les démarches d'échanges, jusqu'à présent asynchrones vont pouvoir être synchronisées, ce qui est un bon point pour la veille d'infos..." (N. Perpétuité - La Veille?, 22 novembre 2005).
     Il est à noter que Microsoft (continuant sa campagne d'opinion pour sortir du côté obscur de la force) après avoir lancé ses applications gratuites, propose SSE sous licence Creative Commons. Encrore un coup de théâtre donc pour le géant de l'informatique qui nous prospose une sorte de mise en abîme: "partager les moyens de partager".
     Je vous invite à parcourir et à veiller sur le blog N. Perpétuité. Une lecture agréable, illustrée et riche en liens et définitions sur le thème.

11.23.2005

Linux se vaccine contre Microsoft

     En réaction à la prévisibilité de futures attaques juridiques concernant le logiciel Linux, à propos des licences, IBM, Philips, Sony, Red Hat et Suse, viennent de créer un fonds de brevets pour protéger le fameux système d'exploitation.
     Le projet à pour nom l'Open Invention Network (OIN), fonds de proprièté intellectuelle dont le but est d'accumuler des brevets et de les mettre à disposition de la communauté des développeurs afin, notamment, de constituer un parapluie juridique pour Linux. Les développeurs de ce fait s'engageant à ne pas excercer leur futurs brevets contre Linux.
Le fonds peut donc compter sur l'apport de membres puissants de l'industrie et completer les efforts déjà fournis par l'open Source Developpement Labs au travers de leur projet Patent Commons.
     C'est dans un but donc de protection des tentatives éventuelles de géants comme microsoft, qui possède un portefeuilles de brevets immense, de réduire Linux à néant que cette association est née.

source: Le Monde de l'Informatique du 23 novembre 2005

11.10.2005

Europensource

     Selon une étude commandée par l'Union européenne auprès de 4000 collectivités des 13 pays membres. Il apparait que 49% des collectivités régionales ou locales (*) utilisent des logiciels libres de droits et auquelles s'ajoutent 29% d'administrations, qui en font également usage mais qui dans la plupart des cas parmi les personnes interrogées, ces dernières ne savent pas qu'elles travaillent avec des logiciels libres.
     Selon les collectivités le passage à l'Open Source ne constitue point un choix politique mais bien une issue pratique. Ce sont des logiciels de supplément, compléments d'autres solutions et non principaux. Ceci s'avère d'autant plus vrai et constatable pour les applications que pour les systèmes d'exploitation.
     Opter pour ce genre de système est en progression. De plus en plus de collectivités l'envisagent:
"38% de celles qui n'ont pas encore franchi le pas veulent accroître la présence des logiciels libres dans leur parc. 20% d'entre elles envisagent même une migration complète, selon l'étude."(Zdnet.com)

     D'après bon nombre d'utilisateurs, outre l'argument classique de faire des économies en se dégageant des coûts bien souvent onéreux induits par les licences propriétaires, le principal avantage réside plutôt la possibilité d'adapter ce genre de logiciels à des besoins spécifiques et ou de les conjuguer à des logiciels propriétaires.




(*) Cette étude a été menée dans le cadre du projet FLOSS - POLS (Free / Libre / Open Source Software – Pols pour policy support), dirigé par l'Université de Maastricht et subventionné par l'Union européenne. Plus de 4000 collectivités ont été interrogées, dans 13 pays membres: Autriche, Belgique, République Tchèque, France, Danemark, Pays-Bas, Allemagne, Grèce, Italie, Pologne, Espagne, Suède et Royaume-Uni.

Dell dans l'Os Wars

     Après de brefs rappels et réflexions sur l'opposition des concepts Propriétaires - Open Source et un petit tour d'horizon sur le sujet, voici à présent un article sur l'actualité plus récente du domaine.
     L'un des plus gros assembleur de PC pour entreprises ou particuliers, Dell, propose (malheureusement pas encore en France) à ses clients la possibilité du choix de l'OS qui sera installé dans leur machine. Le PC est livré d'emblée avec, par défaut, une copie du système d'exploitation gratuit et open source FreeDOS. Ce PC sans OS constitue un avantage pour l'acquéreur auquel on n'impose plus et voire affranchi des frais induits par les licences des programmes propriétaires.
     Il est à noter que Dell n'en est pas à sa seule initiative envers le logiciel libre et a déjà investi 100 millions de dollars dans le développement la fameuse distribution Red Hat de Linux, et commercialise aussi des serveurs basés sur ce système d'exploitation.

Opensphère

Voici deux blogs consacrés à l'Open Source:
    
Le premier est l'oeuvre d'un jeune garçon de quinze ans, Clément VERMOT-DESROCHES, passionné de RetroGaming. Il est intéressant de voir chez un adolescent un enthousiasme, un engouement certain à propos du logiciel libre.
Ce dernier nous propose l'actualité des derniers logiciels de chez Linux ou autres, et ou encore les dernieres innovations technologiques libres.


     Le second, nous provient d'outre-manche. Il est également consacré à l'actualité de l'Open Source est et publié par un groupe de rédacteurs (Scott Granneman,Josh, Peter Cooper, Nics...) WebLog,Inc.

Vores Øl, le "Linux de la bière"



     Des étudiants Danois à l'Université de Copenhague, sont en train démontrer actuellement que le concept d'Open Source n'est pas uniquement réservé au domaine de l'informatique, et que bien au contraire, "le partage du savoir" peut tout aussi bien se réaliser dans la distribution du "code source" d'un breuvage alcoolisé conçu selon les méthodes classiques danoises du brassage du houblon. Cette bière donc, hormis le fait d'être open source, a pour caractère unique de posséder cet ingrédient unique (du moins en ce qui concerne la composition d'une bière) la guarana, plante proche de la caféïne.
     Déposée sous la licence libre «creative commons», dans sa Version «1.0», sa composition est rendue totalement libre et modifiable à la seule et unique condition, de mentionner les noms des créateurs originels de la «Vores Øl» et de se placer à son tour sous la «protection» de la même licence libre. Rien n'empêche non plus ses futurs brasseurs d'en modifier certains aspects. Au contraire. «La seule condition est de maintenir cette bière “libre” mais libre à chacun de l'améliorer par des ajouts personnels» explique Rasmus Nielsen, un des fondateur du projet.



F.A.Q:

Que signiie Vores Øl?
- "Notre Bière".

Est elle disponible dans le commerce?
-Non, la Vores Øl n'est pas encore disponible à la vente.


Wikipédia ou l'open source du savoir

     Qui mieux que l'encyclopédie elle même peut nous fournir sa propre définition?

     "Wikipédia (prononcé /'wiki?pe:?dj?/) est une encyclopédie libre, gratuite, universelle et multilingue basée sur Internet. Elle est écrite collaborativement par des volontaires bénévoles et basée sur un site Web (http://fr.wikipedia.org/ pour la version francophone) utilisant la technologie Wiki des blogues, ce qui signifie que des articles peuvent y être ajoutés, complétés ou modifiés par pratiquement quiconque.

     Ce nom se rapporte aussi au projet plus général visant à construire une grande encyclopédie gratuite libre de droits. Le projet a débuté le 15 janvier 2001 en complément du projet Nupédia, il est maintenant conduit, financé et géré par la Fondation Wikimedia, une organisation à but non lucratif. Il n’a cessé depuis de croître en popularité,[1] et a conduit à la création de plusieurs autres projets frères Wiktionnaire, Wikibooks et Wikinews.

     Les articles de Wikipédia sont régulièrement cités dans divers médias et par les académies, qui en apprécient sa distribution et son édition libre, et sa grande étendue de sujets couverts. Les éditeurs sont encouragés à suivre une politique officielle de « neutralité de point de vue » suivant laquelle de larges perspectives sont abordées sans vouloir déterminer une vérité objective. Aussi, du fait de sa nature ouverte, le vandalisme et les inexactitudes sont des problèmes constants, et le statut de Wikipédia en tant que travail de référence reste sujet à controverses. On l’a critiqué pour son biais systémique, sa préférence pour le consensus plutôt que l’attribution de crédits, et son apparent manque de responsabilité et d’autorité quand on le compare à d’autres encyclopédies.

     Il existe environ 200 éditions de Wikipédia localisées par langue (parmi elles une centaine sont actives). Les dix éditions comprenant plus de 50 000 articles sont éditées en anglais, allemand, français, japonais, italien, polonais, suédois, néerlandais, portugais et espagnol. Son édition en allemand a été distribuée sur CD, et nombre de ses autres éditions sont répliquées ou ont été dérivées par divers sites Web."(Wikipédia)

     Malgré un point faible certain dû à "sa nature ouverte" engendrant "vandalisme et inexactitudes", cette encyclopédie on-line s'insrcit dans une prespective délibérée du "partage du savoir" accessible à tous.

11.09.2005

La quête de la du code source chez les "gamers"



     Le phénomène Open Source semble s'étendre également au monde du jeu vidéo. En 1991, sort l'un des plus célébre d'entre eux Civilization devenu culte en matière de jeu de rôle/stratégie. Proposé sous la licence libre GNU GPL, ce projet a été développé par des étudiants danois et est désormais géré à l’aide d’un wiki, de multiples listes de diffusion et autres forums et ainsi complété par des utilitaires (notamment un éditeur de cartes). Quelques donateurs ont permis de recueillir un peu moins de 3 000 $, utilisés pour acheter du matériel. Une somme dérisoire comparée aux budgets de développement d’un jeu classique.
"Sur plus de 100 000 applications et projets OpenSource référencés sur SourceForge.net, près de 10 000 concernent des jeux." (futura-sciences.com)

     Outre l'aspect économique, il semble ici que l'aspect de la "volonté de prouver sa valeur", en tant que développeur ou dans d'autres domaines tel que le graphisme par exemple, s'avère une motivation à part entière, dans une quête de reconnaissance et de satisfaction personnelle. Ainsi, certains ne cachent pas leurs ambitions. Les développeurs de “TA Spring” assurent alors que l’ambition de leur projet est “de devenir le meilleur jeu de stratégie temps réel de tous les temps - sans plaisanter”.
     Cependant d'après plusieurs analystes du domaine, il apparait, que malgré la bonne volonté des programmeurs, ces derniers ne sont pas des artistes confirmés. De ce fait, ils ne peuvent encore conférer à leurs projets, la qualité esthétique tant prisé voire indispensable par de nombreux joueurs, à l'instar de leurs adversaires commerciaux.

LiENS:

Article sur les jeux vidéos open source (source: www.futura-sciences.com)
Liste de jeux Open Source (source: Wikipédia.fr)

L'Empire contre-attaque

     Il apparait que la firme américaine, géant de la micro-informatique, Microsoft, bien que possédant sans nul doute l'un des "parcs" les plus importants et les plus qualifiés de dévellopeurs au monde, ait saisi l'enjeu de l'Open Source et du "partage du savoir" dont parlait R. Stallman. Cependant cette mise en commun et à disposition de certains des codes sources de leur logiciels, ira-t-elle réellement dans le sens de l'open source.




     C'est 21 Mars 200 que Microsoft Corp. a annoncé l'extension à sept autres pays de l'Union Européenne de ses programmes Shared Source Initiative (SSI), moyennant licence, accès au code source de Windows. Cette initiative n'est pas récente, elle a plus de dix ans. Elle donne droit aux entreprises qualifiées, aux distributeurs de matériel d'origine (OEM), des intégrateurs de systèmes, des professionnels reconnus par Microsoft (MVP) et des institutions académiques d' avoir accès aux programmes en code ouvert de Windows 2000, Windows XP, Windows CE et Windows Server 2003 à Chypre, en Estonie, en Lituanie, à Malte, en Slovaquie et en Slovénie. Lancée en mai 2001 et comprenant à présent 17 programmes en code ouvert appartenant à diverses technologies de Microsoft, cette initiative SSI est la méthode utilisée par Microsoft pour partager son code source avec des clients, des gouvernements, des partenaires, des professeurs et des individus dans le monde entier en accord avec leurs licences propres.

10.17.2005

Os Wars



     Les applications les plus les plus répandues pouvant illustrer l'Open Source sont, pour les systèmes d'exploitation (OS) Linux et ses différentes distributions (RedHat, Mandrake...) et pour les navigateurs, Netscape ou encore Mozilla, lui aussi avec ses multiples déclinaisons (Thunderbird,Firefox...). Nous verrons par la suite que le concept d'Open Source ne se limite pas seuleument au domaine de l'informatique bien qu'il en soit l'instigateur et le principal acteur.

     De plus en plus d'entreprises adoptent Linux, souvent pour mener à bien des projets web ou e-business, mais aussi des projets d'informatique interne. Ainsi, d'après une étude de Netcraft, à peu près la moitié des serveurs web de la planète tournent sous Apache, un produit issu de l'informatique libre. Linux, par sa gratuité et par son mode de développement ouvert, synonyme de progrès techniques rapides, peut permettre à de jeunes entreprises dotées de peu de moyens de se constituer une architecture informatique performante. Ainsi, certaines distributions de Linux ( c'est ainsi que l'on dénomme les versions de Linux diffusées commercialement) comprennent un grand nombre d'applications déjà installées (serveurs web, mail, DNS, proxy, etc.). On peut par exemple citer eServer 2.3 de Caldera ainsi que RedHat 6.2 Professionnal. Mais les logiciels libres vont plus loin, et certains projets intègrent des technologies avancées qui sont souvent l'exclusivité de produits commerciaux et onéreux. Il existe ainsi des serveurs d'applications permettant de monter des sites de commerce électronique, mais aussi des solutions de clustering. Des sociétés d'ingénierie et de conseils commencent de même à se développer. Enfin, le système libre devient si populaire que des fabricants de matériels conçoivent des produits qui lui sont spécialement destinés.
     Cependant, Linux est encore en phase d'émergence. Ce système est encore assez méconnu de nombreux utilisateurs, en particulier de ceux venant du monde Microsoft. Les usagers en entreprise maîtrisent mal Linux alors qu'ils connaissent bien Windows. Linux sera donc beaucoup plus adapté à une utilisation sur les postes serveurs que sur les postes clients. De plus, peu de sociétés proposent des services de support ou d'intégration autour de Linux. Ainsi, faut-il la plupart du temps, " se débrouiller ". Enfin, certains matériels ne sont pas supportés par Linux, car aucun driver n'a été développé puisque une majorité de fabriquants de periphériques, sous contrat avec Microsoft, par exemple, refusent de donner les specifications de leurs produits. En effet, les drivers pour Linux sont souvent programmés par des membres de la communauté qui développent des drivers pour le matériel dont ils disposent.
     Pour conclure, Linux offre de nombreux avantages, tant au niveau technologique qu'au niveau coût, mais est encore en phase d'émergence. L'engagement fort de certains acteurs tels qu'IBM devrait cependant accélérer sa croissance.

10.16.2005

Les 10 commandements de l'Open Source

La mutualisation des connaissances et de leur exploitation aussi libre soit-elle, ne peut ne pas être régie par certains principes fondamentaux donnant lieux à des licences particulières:

"Définition de l'« Open Source », version 1.0

« Open Source » implique plus que la simple diffusion du code source. La licence d'un programme « open-source » doit correspondre aux critères suivants :

1. Libre redistribution.

La licence ne doit pas empêcher de vendre ou de donner le logiciel en tant que composant d'une distribution d'un ensemble contenant des programmes de diverses origines. La licence ne doit pas exiger que cette vente soit soumise à l'acquittement de droits d'auteur ou de royalties. (voir justification)

2. Code source.

Le programme doit inclure le code source, et la distribution sous forme de code source comme sous forme compilée doit être autorisée. Quand une forme d'un produit n'est pas distribuée avec le code source correspondant, il doit exister un moyen clairement indiqué de télécharger le code source, depuis l'Internet, sans frais supplémentaires. Le code source est la forme la plus adéquate pour qu'un programmeur modifie le programme. Il n'est pas autorisé de proposer un code source rendu difficile à comprendre. Il n'est pas autorisé de proposer des formes intermédiaires, comme ce qu'engendre un préprocesseur ou un traducteur automatique. (voir justification)

3. Travaux dérivés.

La licence doit autoriser les modifications et les travaux dérivés, et leur distribution sous les mêmes conditions que celles qu'autorise la licence du programme original. (voir justification)

4. Intégrité du code source de l'auteur.

La licence ne peut restreindre la redistribution du code source sous forme modifiée que si elle autorise la distribution de fichiers « patch » aux côtés du code source dans le but de modifier le programme au moment de la construction. La licence doit explicitement permettre la distribution de logiciel construit à partir du code source modifié. La licence peut exiger que les travaux dérivés portent un nom différent ou un numéro de version distinct de ceux du logiciel original. (voir justification)

5. Pas de discrimination entre les personnes ou les groupes.

La licence ne doit opérer aucune discrimination à l'encontre de personnes ou de groupes de personnes. (voir justification)

6. Pas de discrimination entre les domaines d'application.

La licence ne doit pas limiter la champ d'application du programme. Par exemple, elle ne doit pas interdire l'utilisation du programme pour faire des affaires ou dans le cadre de la recherche génétique. (voir justification)

7. Distribution de la licence.

Les droits attachés au programme doivent s'appliquer à tous ceux à qui le programme est redistribué sans que ces parties ne doivent remplir les conditions d'une licence supplémentaire. (voir justification)

8. La licence ne doit pas être spécifique à un produit.

Les droits attachés au programme ne doivent pas dépendre du fait que le programme fait partie d'une distribution logicielle spécifique. Si le programme est extrait de cette distribution et utilisé ou distribué selon les conditions de la licence du programme, toutes les parties auxquelles le programme est redistribué doivent bénéficier des droits accordés lorsque le programme est au sein de la distribution originale de logiciels. (voir justification)

9. La licence ne doit pas contaminer d'autres logiciels.

La licence ne doit pas apposer de restrictions sur d'autres logiciels distribués avec le programme qu'elle couvre. Par exemple, la licence ne doit pas exiger que tous les programmes distribués grâce au même médium soient des logiciels « open-source ». (voir justification)

10. Exemples de licences.

Les licences suivantes sont des exemples de licences que nous considérons conformes à la définition de l'« Open Source » : GNU GPL, BSD, X Consortium, et Artistic. C'est aussi le cas de la MPL.
(linux-france.org)

Depuis quelque années, on assiste à l'émergence d'un nouveau système d'exploitation qui repose sur un modèle de développement et de diffusion complètement différent de ce qui se faisait jusqu'alors. Linux repose en effet sur les travaux de milliers de développeurs répartis de par le monde, qui collaborent par l'intermédiaire d'Internet. Le système ainsi conçu, est distribué sous la forme d'une licence GPL ou General Public License qui spécifie que le produit doit être distribué avec ses sources. Le code, s'il appartient à ses auteurs, peut être réutilisé ou modifié autant de fois qu'il est nécessaire. Ainsi, chaque utilisateur peut adapter son système d'exploitation à ses besoins spécifiques.

LiENS:

* justifications
source: www.linux-france.org
Philosophie du logiciel lirbe selon R. Stallman

Le projet

"Open Source Initiative exists to make this case to the commercial world." (www.opensource.org)

     Le monde de l'Open Source apparu voila 10 ans suite l'initiative du projet de M. R. Stallman constitue l'aternative majeure, en terme d'économie et de recherche, dans le monde du développement des logiciels informatiques (softwares) mettant à disposition le code source d'un software et autorisant quiconque à le modifier et à l'amélirorer, proposer des mises à jour.
Avant d'aller plus en avant dans les principes qui sous tendent ce projet, il convient, afin d'en comprendre la légitimité et particulièrement son utilité, de faire un rappel des raisons qui ont conduit à ces choix.
     C'est en 1984 que, Richard Stallman, chercheur au laboratoire d'intelligence artificielle du MIT (à qui l'on doit notamment le célèbre éditeur Emacs, le compilateur gcc, etc...) démarra le projet GNU. Il avait la conviction qu'un savoir scientifique devait être partagé en le distribuant et que le code source se devait d'être libre, car s'il ne l'était pas, raisonne-t-il, un petit mais puissant groupe personnes domineraient l'informatique.
Il est important de noter qu'en effet le code source, représente la clé de voûte du "savoir scientifique" des développeurs de logiciels, pour lequel certaines entreprises dépensent des sommes colossales afin d'éditer leurs softwares mais également dans le but de les rendre "propriétaires", c'est à dire lucratifs et rentables.
Protégés par une licence, les logiciels deviennent alors par ce biais totalement hermétiques à toutes modifications légales sans un préalable accord du propriètaire, le "savoir" demeurant ainsi la propriété d'un petit mais puissant groupe commercial.

     C'est donc en reaction aux barrières commercio-juridiques imposées à la recherche, dans un soucis humain et désintéréssé de préserver le partage des connaissances, des potentialités et performances pour le progrès qu'est né le mouvement du logiciel libre, et qu'en 1997, Eric Raymond, Tim O'Reilly et le président de VA Research, Larry Augustin, leaders de la communauté du logiciel libre trouvent le terme d'Open Source, afin de promouvoir le logiciel libre de la FSF, Free Sofware Foundation.

Ps: j'ai volontairement omis de mentionner les types de licence GPL/copyleft, prémices des principes de l'open source proposées par R. Stallman, pour aller plus amplement à l'essentiel.
Voici quelques liens concernant ces termes et leur definition.



LiENS:

www.opensource.org
Definition de l'Open Source - Wikipédia
Dossier "Contre les monoples" - ETIC sur le Web